4 conseils pour mettre fin aux compulsions alimentaires

 

Compulsions alimentaires

J’imagine qu’il vous est tous arrivé d’avoir des compulsions alimentaires un moment ou à un autre. Pour certains, c’est même du quotidien.

Moi-même, j’ai eu mes périodes où je faisais beaucoup de crises de compulsions alimentaires et aujourd’hui je n’en ai pratiquement plus. Je n‘ai plus ces envies alimentaires que je pouvais avoir après mes terribles journées de travail.

Encore aujourd’hui, je sens que suite à une émotion dérangeante, je pourrais manger quelque chose. Mais aujourd’hui, j’ai appris à contrôler ces moments. Et si jamais je ne peux pas faire autrement, je sais vers quoi me tourner pour que ça ne se transforme pas en désastre de malbouffe.

Alors voici sans plus attendre les 4 conseils, tirés de mon expérience, pour éviter les compulsions alimentaires :

1) Adoptez une alimentation la plus saine possible

alimentation saine

C’est un fondement essentiel. Plus vous mangerez sainement, plus votre corps aura envie de manger sainement car il sera suffisamment nourri nutritionnellement. De ce fait, moins vous serez tenté par d’autres aliments non sains.

D’accord, mais comment faire concrètement ?

– Augmentez votre consommation de fruits et légumes

Je dis bien augmenter, même moi, je me suis aperçue que je ne mangeais pas suffisamment de fruits et légumes. Comme quoi, même en étant diététicienne, j’ai mes imperfections et j’apprends comme vous !

Alors d’accord, on vous l’a souvent répété, vous voyez les pubs à la télé qui vous le rappelle en boucle. Mais croyez-moi, mangez suffisamment de fruits et légumes vous apportera vitamines, minéraux et fibres dont votre corps a besoin pour satisfaire sa faim nutritionnelle.

Éliminez les produits transformés du commerce le plus possible

Ces produits ne vous apportent rien de bon. Ils sont bien souvent riches en sucre et ne font que renforcer votre appétit, vos envies sucrées et donc vos compulsions alimentaires.

– Augmentez votre consommation de matières grasses saines

Et je dis bien augmenter encore une fois !! Par exemple:

  • huile d’olive,
  • fruits oléagineux (amandes, noix, noisettes à raison d’une poignée par jour par exemple),
  • avocat,
  • poissons gras (saumon, thon, sardines…)

Éliminez les céréales raffinées

Optez pour des céréales complètes qui vous apporteront plus de fibres et de nutriments,

Éliminez le sucre raffiné et les produits en contenant au maximum,

Lisez bien les étiquettes, vous serez grandement surpris de voir du sucre dans du pain de mie, de la charcuterie ou autres…

2) Éliminez les sources de stress et apportez des doses de bien-être à votre vie

Bien-être

En fin de compte, pourquoi avons-nous des compulsions alimentaires?

La raison est plus profonde que simplement l’envie de manger et différente pour tout un chacun. Un sentiment de vide et l’envie de se remplir pour compenser par exemple.

Dans tous les cas, il apparaît essentiel de trouver comment soigner votre moi intérieur.

Quelles sont les solutions ?

–  les exercices de bien-être

On est tous différents et ce qui marche pour moi, ne marchera pas forcément sur vous. Mais dans tous les cas, je vous conseille vivement de pratiquer des exercices. Exercices, qui vous apportent du bien-être, vous permettent de relâcher la pression, de vous sentir mieux.

La solution que j’ai trouvée et qui marche pour moi est la méditation. Pratiquée au quotidien, elle m’aide à mieux gérer mes émotions et surtout mes pensées négatives que je peux avoir sur moi-même.

Dans les moments de crise, elle m’aide à me calmer tout en respirant. Elle me permet de me recentrer sur le moment présent afin d’éviter de céder à la tentation.

Avec le temps, j’ai compris que manger n’était pas la solution. Certes, cela pouvait m’apporter un shoot de plaisir pendant quelques secondes. Toutefois, cela ne réglait mon mal-être du moment, pire, ne faisait que l’aggraver et me ronger de culpabilité.

Il n’ y a pas que la méditation. D’autres exercices existent : la respiration, le yoga, l’hypnose… Vous avez plein de techniques permettant de diminuer votre niveau de stress quotidien.

Sachez que vous pouvez reproduire certains de ces exercices quand la crise est là pour vous aider à gérer la situation.

A vous de tester et de trouver celui qui vous correspond le mieux.

– Le dialogue interne

Durant ces moments vous pouvez vous poser certaines de ces questions:

  • Quel est le problème?
  • Qu’est ce qui se passe en moi? Quelles sont mes pensées? Qu’est-ce que je ressens? Pourquoi ai-je cette émotion?
  • Qu’est ce que cela signifie, qu’ai-je donc besoin? Qu’est-ce que je pourrais faire pour aller mieux, pour régler ce problème?

Dans ces moments-là, mon corps me lance une alerte, un signe afin que je comprenne ce qui ne va pas et ce que je dois faire pour aller mieux.

J’ai longtemps évité de me poser ces questions car :

  •  je n’avais pas l’envie de savoir ce qui se passait en moi,
  • je ne voulais pas admettre qu’il y avait un problème plus profond et le résoudre,
  • je me sentais impuissante, mon comportement était tellement automatique que ces envies étaient plus fortes que moi.

Aujourd’hui, je suis plus honnête avec moi-même, plus à l’écoute de mes pensées et sensations. C’est un travail, mais si déjà vous en avez conscience, ça sera déjà un grand pas.

Et sachez que bien souvent, l’alimentation n’est pas le cœur du problème, c’est plus dans la tête que ça se passe !

 3) Exercez une activité physique

 Activité physique 

Oui je sais, on vous a suffisamment répété : bougez, faîtes 30 minutes d’activité par jour !

Mais pourquoi est-ce si important ?

Faire du sport, va réellement vous permettre de vous sentir mieux, d’avoir une bonne dose d’endorphines et de limiter les crises de compulsions alimentaires.

Trouvez une activité qui vous plaît et pratiquez-la le plus régulièrement possible. Au début, ça peut sembler difficile mais vous verrez par la suite que vous y prendrez du plaisir.

Sur internet, aujourd’hui il est facile de trouver tout un tas d’exercices à faire à la maison. Je sais bien que tout le monde n’est pas fan de fitness, cross training et compagnie. L’idée est de trouver ce qui vous fait du bien.

Bien souvent, vous rencontrez des problématiques de temps, mais n’est-ce pas simplement des excuses?

Vous pouvez ne serait-ce que pratiquer 10-20 min d’exercice pour vous sentir bien. Le fait est que, si vous ne prenez pas soin de vous, de votre bien-être, personne ne le fera à votre place. Alors, pourquoi pas commencer maintenant ?

4) Trouvez-vous une passion, un sens à votre vie

Passion

Cela va grandement contribuer à vous sentir mieux dans votre tête et dans votre corps, augmenter votre estime de vous-même. Cela peut être la musique, l’art, la pêche, n’importe quoi du moment que cela vous fait du bien. Pensez à vous, pensez à ce que vous aimez. Vous verrez, plus vous vous sentirez bien, moins vous aurez envie de vous faire du mal.

5) Une alternative, au cas où

Ok et si avec tout ça, la crise est quand même là, que vous allez craquer de toute façon, voici quelques trucs et astuces :

– Commencez par boire. Il est important de boire au minimum 1,5 L d’eau par jour cela correspond environ à 6 verres. Ayez une bouteille avec vous la journée pour vérifier que vous buvez bien suffisamment.

En période de crise, buvez un verre d’eau car il se peut que votre corps ait simplement soif et attendez une dizaine de minutes. Si rien ne se passe, mangez quelque chose, mais en pleine conscience (voici un article que j’ai écrit à ce sujet : Manger en pleine conscience),

Par exemple :

  • Décidez de vous faire une collation saine : un fruit, un smoothie de fruits avec du lait (lait d’amandes ou de noix de coco sans sucres ajoutés par exemple), des fruits secs (dattes, figues, raisins secs…), fruits oléagineux (amandes, noisettes, noix…)…
  • Si vous êtes proche de votre repas et que vous en avez l’occasion, décidez de manger votre repas de midi ou votre repas du soir,
  • Si vous ne pouvez pas faire autrement que de manger l’aliment qui vous obsède, comme le morceau de chocolat auquel vous pensez depuis des heures voire même la tablette entière, décidez de manger, mais faîtes-le en pleine conscience. Je vous invite à prendre le temps vraiment, savourez chaque bouchée, ressentez le plaisir que ça vous procure à chaque instant.

 

FIn aux compulsions alimentaires

Si vous avez cédé à la tentation que ce soit pour un aliment sain ou non, ne vous flageolez pas, pardonnez-vous et essayez de travailler sur les 4 conseils cités plus haut. Vous finirez par y mettre un terme, soyez indulgent et patient avec vous-même.

Mettre fin à vos compulsions alimentaires vous demandera un travail personnel sur vous-même c’est sûr, un effort à fournir, mais qui en vaut la chandelle au bout du compte. Alors bon courage, j’espère en tout cas que ces conseils vous aideront tout comme ils m’ont aidée à gérer mes compulsions alimentaires !

A très vite,

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De quoi aimeriez-vous que je vous parle?

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, la parole est à vous !!!

Cela fait plusieurs semaines que j’écris des articles sur ce blog, et j’ai la chance de vous avoir comme lecteur.

Merci infiniment de me lire et de commenter mes articles, ça fait plaisir !

J’aimerais vous aider au mieux, et pour ce faire, j’ai le projet d’écrire un livre numérique qui va un peu plus loin que mes articles sur un sujet qui vous tient à cœur.

Mais pour cela, j’ai besoin de vous et savoir quelles sont les difficultés, problèmes que vous rencontrez et que vous aimeriez surmonter sur les domaines de l’alimentation, du sport et du bien-être.

Dîtes-le moi dans les commentaires, je serai ravie de vous lire !

J’ai donc, finalement, 2 questions à vous poser :

  1. les difficultés rencontrées sur les domaines de l’alimentation, du sport et du bien-être que vous aimeriez surmonter,
  2. les idées d’articles que vous aimeriez voir à l’avenir sur ce blog,

Merci infiniment pour votre aide !

A très bientôt,

Aurélie

Mon expérience d’un jeûne de 3 jours

Jeûne de 3 jours
Coucou c’est moi ! J’ai bien survécu, je vous rassure !

Bonjour à tous,

Comme promis, suite à mon article sur le jeûne intermittent (que je vous invite à lire en complément), voici mon retour d’expérience sur le jeûne hydrique de 3 jours.

Mais avant de commencer, je tenais à préciser quelques petites choses:

  • Premièrement:

Mon expérience ne constitue en rien une expérience généralisable. Ce que j’ai expérimenté durant ces 3 jours, ne signifie pas que vous serez amenés à vivre la même chose !

  • Deuxièmement:

Mon objectif ici n’est pas de faire l’apologie du jeûne de 3 jours ou d’inciter quelconque personne à le pratiquer. Voici simplement les confessions d’une diététicienne blogueuse, curieuse de nature, qui adore découvrir et tester de nouvelles choses et qui souhaitait vous faire part de son expérience.

Pourquoi ai-je décidé de faire un jeûne de 3 jours?

Après avoir testé le jeûne intermittent 16/8, j’avais l’envie d’aller plus loin dans la pratique et d’expérimenter physiquement, mentalement et spirituellement ce qu’un jeûne plus long pouvait provoquer dans mon corps. J’aurais pu commencer par étape, et faire un jeûne de 24h. Mais, je me sentais suffisamment préparée pour passer à l’étape supérieure. Et j’avais vraiment l’envie d’expérimenter les changements que je vous explique ci-dessous:

Jusqu’à 24h en moyenne, votre organisme puise dans les réserves en glycogène. Passé ces 24h, (plus ou moins selon les personnes) ces sources étant épuisées, le corps puise dans les réserves en graisse et fabrique des corps cétoniques utilisés comme source principale de carburant. De plus, à noter tout de même, une légère baisse de masse musculaire peut avoir lieu, après 24h, au moment de l’adaptation du changement de source d’énergie. Cette baisse se stabilise les jours suivants.

Ma préparation avant le jeûne de 3 jours

Avant toute chose, un jeûne de 3 jours ne s’improvise pas comme ça ! De la même façon qu’un marathon, vous n’arrivez pas le jour J, sans aucune préparation au préalable. Bien que certains le font, mais le paie très cher pendant l’épreuve !

Et bien pour le jeûne, c’est pareil et quelque soit la durée, court ou long !

Pour ce faire, j’ai donc préparé mon corps à cette expérience en lui apportant en amont, tous les nutriments nécessaires pour vivre ce jeûne le mieux possible. Et oui, car vous comprendrez aisément que de ne pas manger pendant 3 jours, seulement boire de l’eau et des infusions comme je l’ai fait, vous expose à un risque de carences en vitamines et minéraux.

  • Quelle a été mon alimentation en amont ?

J’ai augmenté ma consommation d’eau, à savoir, boire au minimum 1,5L d’eau par jour. Et pour ce faire, j’ai utilisé une bouteille d’1,5 L pour m’assurer que je buvais cette quantité minimale,

J’ai considérablement augmenté ma consommation et variété de fruits et légumes, le plus possible sous la forme crue pour bénéficier d’un maximum de vitamines et minéraux,

– J’ai augmenté oui, oui, augmenté ma consommation de matières grasses végétales saines (huile d’olive, avocat, fruits oléagineux, poissons gras…),

J’ai évité le plus possible les produits transformés, les céréales raffinées et le sucre,

– J’ai diminué un peu ma consommation de glucides progressivement pour habituer mon corps à un faible taux de sucre sanguin (glycémie) et être en mode déstockage de sucre (glycogène) de façon à vivre plus facilement le jeûne, moins brutalement (étape non indispensable, mais personnellement cela m’a aidé à supporter ce jeûne),

Au fur et à mesure des jours, je me suis sentie mieux nourrie nutritionnellement, rassasiée, avec moins de fringales et une meilleure forme…

Par la suite, j’ai décidé d’entamer le jeûne intermittent de 16h sachant que je l’avais déjà testé sur une durée de 12h et 14h, quelques semaines auparavant.

  • Le jeûne intermittent, une entrée en matière

1er repas effectué à 14h et 2ème repas à 21h pour une fin de période d’alimentation à 22h.

Pourquoi n’ai-je consommé que 2 repas et non 3 en dehors de mes périodes de jeûne?

Tout simplement,

-dépensant très peu d’énergie durant la journée,

-passant la majorité de mon temps à travailler sur une chaise,

-et me nourrissant suffisamment pendant mes repas principaux,

mon corps ne ressentait pas le besoin de manger plus.

Ainsi, j’ai donc naturellement sauté le petit-déjeuner passant directement au déjeuner.

Qu’ai-je ressenti durant ce jeûne intermittent?

Principalement des gargouillements provenant de mon estomac auxquels je me suis habituée, mais pas vraiment de faim nutritionnelle à proprement parlé.

Petit rappel sur la faim et ses déclencheurs

Et oui, car la faim nutritionnelle est bien la seule qui requiert de s’alimenter. Prudence, d’autres facteurs peuvent donner la sensation d’avoir faim par exemple:

– La soif,

Être déshydraté peut vous faire croire que vous avez faim. Pensez à bien boire tous les jours suffisamment,

– Les émotions,

Elles peuvent nous pousser à manger pour nous calmer, détendre (j’ai écrit un article à ce propos que je vous invite à lire si ce n’est pas déjà fait : Comment arrêter de manger ses émotions),

– La variété,

Le manque de variété peut provoquer des fringales pour certains aliments. Il est essentiel d’adopter une alimentation saine, équilibrée et variée pour apporter à l’organisme tous les nutriments nécessaires,

– L’estomac vide,

C’est une sensation, mais ça ne veut absolument pas dire que votre estomac a besoin d’être rempli,

– Un faible taux de sucre sanguin (glycémie),

Au cours de la journée votre glycémie fluctue provoquant des baisses de régimes quand ce taux est très bas et bien souvent des fringales pour des aliments sucrés. Un conseil, évitez les produits contenant beaucoup de sucres simples, cela diminuera les fluctuations importantes de votre glycémie. Les fibres contenant entre autres dans les fruits, légumes et légumes secs permettent d’éviter ces pics hyperglycémiques.

Quelques semaines avant le jeûne de 3 jours

Au début de mon jeûne intermittent, j’ai eu une phase d’adaptation où j’ai ressenti un peu de fatigue. Cette phase étant passée, mon corps s’est complètement adapté. J’ai pu continuer à faire de l’exercice sans difficulté, et ai noté une meilleure concentration le matin pour travailler.

Après quelques semaines de jeûne intermittent, je me suis sentie prête à entamer ce jeûne de 3 jours (mon dernier repas a été consommé un jeudi soir à 22h et le premier repas prévu après 72h le dimanche à 22h).

Exceptionnellement, durant ces 3 jours, j’avais un programme de danse en ligne de 8 heures, évènement, que je n’avais pas vraiment anticipé.

Avantage: je savais que cela allait m’occuper et surtout m’apporter une bonne dose d’endorphines car la danse est une de mes passions.

Inconvénient : j’avais la crainte de ne pas avoir suffisamment d’énergie pour danser 2 à 3 heures par jour durant ces 3 jours. Sachant que cela faisait de nombreuses semaines que mon corps n’était plus habitué à danser à ce rythme.

1er jour

Précision : pendant toute la durée du jeûne, j’ai bu a minima 3L d’eau par jour + quelques infusions selon mes envies

J’ai exercé mes activités habituelles : méditation, travail à la maison, ma séance de cardio (HIIT) de 15 min autour de 20h. Énorme surprise, ce jour, j’ai effectué ma séance sans trop de difficulté ou du moins avec moins de difficulté que mon colocataire (d’un niveau équivalent au mien). Vous me direz coïncidence, peut-être bien !

J’ai averti mon colocataire de ma démarche d’une part, afin qu’il soit au courant en cas de problème et d’autre part qu’il comprenne l’initiative. Et, j’ai vu dans son regard comme un sentiment de surprise et d’inquiétude. Je crois que c’est la plupart des réactions que l’annonce d’un jeûne peut générer (bon à savoir et à prendre en compte).

Durant cette journée, étrangement, je n’ai pas ressenti de faim, de fatigue, ce qui est assez rare. En général, le premier jour est souvent assez difficile. Voilà pourquoi, j’insiste bien sur le fait que chaque expérience est unique.

J’ai cependant eu des pensées à la nourriture sans éprouver que mon corps avait besoin de s’alimenter.

Mon état après un jour de jeûne ! On ne s’emballe pas, la photo n’a pas été prise à ce moment-là !

J’ai été dans l’ensemble de bonne humeur, probablement du entre autres à mes cours de danse qui me procurent un bien fou. Arrivée au soir, j’ai bien dormi, du moins normalement à mon habitude.

2ème jour

C’est là que les choses se sont un peu corsées.

Cela a été le jour le plus difficile, davantage d’envies alimentaires, des gargouillements de l’estomac réguliers mais pas forcément de faim, plus de fatigue physique et notamment musculaire.

Malheureusement, j’ai du mal à déterminer si cette fatigue était due au cumul des heures de danse et de sport de ces 2 jours ou au jeûne ou les 2 en même temps.

Dans l’après-midi après mes 2 heures de danse, j’ai songé à arrêter. J’ai décidé de faire une deuxième sieste plus longue que ma première habituelle et au réveil cette éventualité avait disparu, youpi !

On ne lâche rien ! Même si ça ne se voit pas ! Et voici de quoi se torturer un peu plus, posée avec une fourchette et une assiette vide !

Malgré ce que peut dégager la photo, je me suis couchée globalement l’esprit confiant, j’ai pensé “dur dur, mais on tient bon, demain on mange !”.

3ème jour

Je savais que la fin était proche, j’étais donc super excitée voyant mon objectif pratiquement atteint. D’une manière générale, j’étais plutôt d’humeur joviale.

J’ai effectué mes 2 dernières heures de danse du week-end et je n’aurais pas pu en faire plus, non, non !

J’ai beaucoup mieux vécu cette journée et assez surprenant, je n’étais pas pressée à l’idée de remanger. Fin de journée, j’ai eu le sentiment que je pouvais continuer ce jeûne. En effet, après 48h, l’hormone de la faim (ghréline) diminue* et vous permet de tenir davantage.

Fin du jeûne et reprise alimentaire

Comme prévu, j’ai repris mon alimentation à 22h. Et je dois avouer que j’étais quand même impatiente, bien que l’idée de continuer m’ait traversé l’esprit. Je me suis donc préparée une salade de légumes composée, pour casser le jeûne en douceur. Je m’attendais à éprouver beaucoup plus de plaisir durant les premières bouchées ! Une demi-heure après, j’ai ressenti le besoin de manger davantage. Une soudaine envie de manger ce saumon qui m’attendait depuis ces derniers jours. Un vrai plaisir, et là, le saumon, il était pour 2, mais je n’ai pas pu résister, je l’ai dévoré !

Un état indescriptible, inédit, centré sur soi. Bon à quelque détails près, j’étais plutôt dans ma chambre à ce moment-là !

En définitive, j’ai expérimenté un autre état que je n’avais jusqu’alors jamais vécu. J’ai beaucoup de difficulté à mettre des mots dessus. J’ai ressenti que j’étais dans un mode différent, un peu plus tourné vers mon moi intérieur, je crois… Pratiquant la méditation quotidiennement, j’ai bien évidemment continué durant ce jeûne. Et l’état que j’ai expérimenté, se rapproche d’un état de conscience amplifié que l’on retrouve quand on pratique la méditation régulièrement. Il faudra que je creuse un peu plus, de ce côté-là, pour trouver des réponses !

Les jours suivants

J’ai remangé normalement et réintroduit tous les aliments, tout en continuant le jeûne intermittent. Je n’ai pas mangé plus que d’habitude et ai apprécié ma nourriture plus que jamais. J’ai acquis, je crois, une meilleure résistance à la faim et une meilleure prise en compte de mes signaux de faim et de satiété.

Je ne me suis pas sentie plus en forme qu’avant le jeûne mais toujours en forme, ça oui ! J’ai noté que ma peau était un peu plus lisse mais est-ce dû au jeûne de 3 jours, au jeune intermittent, à mon alimentation, à mon imagination ou autre facteur… ? Je ne peux rien certifier !

J’ai noté également une diminution de mon tour de taille, bien que ce n’était pas l’objectif en soi. Et il reste à savoir si c’était bien de la graisse abdominale et non pas simplement de l’eau ou du muscle… Il aurait fallu faire des analyses biologiques avant/après. J’y songerai sérieusement la prochaine fois !

Oui j’adore sauter de partout avec des paysages sympas ! Non, sincèrement, voici le sentiment que j’ai éprouvé à l’accomplissement de ce défi !

D’une manière générale, je suis fière d’être allée au bout de ce défi, d’avoir expérimenté toutes ces choses.

PS: J’aurais souhaité illustrer cet article avec davantage de photos du jeûne en situation, mais trop tard. Je n’y songe que maintenant, à la rédaction de cet article, la prochaine fois !

Le mot de la fin

Pour terminer, sachez que mon témoignage n’a aucune valeur scientifique. Il s’agit simplement de mon expérience et non pas d’un guide vous expliquant comment effectuer un jeûne de 3 jours.

En plus, pour rappel dans mon article sur le jeûne intermittent, que je vous invite à lire si ce n’est pas déjà fait, le jeûne ne s’adresse pas à tout le monde. En effet, il est fortement déconseillé pour certaines personnes. Dans tous les cas, je le répète, demandez toujours l’avis à votre médecin. De plus, grandement attention au jeûne de plus de 3 jours sans accompagnement ou encadrement médical !

Enfin, j’espère que mon témoignage vous aura éclairés. N’hésitez pas à me poser des questions ou partager vos expériences en commentaire. Je serais ravie de vous lire !

A bientôt !

Source :

*Le guide complet du jeûne, Jason Fung, Jimmy Moore, Novembre 2017

Le jeûne intermittent, une alternative à la perte de poids?

 

Jeûne intermittent

 

 

 

Qu’est-ce que le jeûne intermittent?

Le jeûne intermittent (intermittent fasting en anglais) consiste à alterner des périodes de jeûne et des périodes d’alimentation normale.

Le jeûne, d’une manière générale, est connu depuis des milliers d’années, pratiqué par nos ancêtres. Tout simplement, car ils n’avaient pas le choix avant de réussir à trouver de la nourriture. Et encore aujourd’hui, le jeûne est utilisé pour différents motifs : spirituel, religieux, santé

Attention, toutefois à ne pas faire de confusion, le jeûne est un acte volontaire qui n’a rien avoir avec la famine ou le désir s’affamer. Personnellement, je l’ai testé avant même de savoir en quoi cela consistait et je suis sûre que vous aussi. Vous est-il jamais arrivé de faire un gros repas le soir et de vous lever sans avoir l’envie de manger? Vous avez donc repoussé votre petit-déjeuner ou l’avez tout simplement supprimé passant directement au déjeuner. Et bien cela, c’est tout simplement du jeûne intermittent.

Déjeuner (Dé-jeûner) signifie casser le jeûne comme breakfast en anglais (break = casser, fast= jeûne).

Nous jeûnons donc naturellement entre le dernier repas du soir et le petit déjeuner.

Les différents types de jeûne

Il existe différents types de jeune, court ou long (supérieur à 24h).

Parmi les jeûnes courts, vous avez :

– le jeûne en alternance, 1 jour sur 2,

– la période d’alimentation restreinte ou TRF (Time Restricted Feeding), c’est-à-dire que vous allez décider :

1) la plage horaire pendant laquelle vous allez cesser de manger allant de 12h, 14h ou 16h voire plus,

2) la plage horaire pendant laquelle vous allez manger respectivement 12h, 10h et 8h.

Vous pouvez dans un premier temps, commencer par des phases courtes de jeûne et augmenter progressivement.

Personnellement, je pratique régulièrement le jeûne 16/8 efficace et non contraignant. Vous pouvez décider d’arrêter de manger à 20h et recommencer le lendemain à 12h par exemple. Il reste compatible avec son quotidien (travail, famille…).

Il n’y a pas de meilleure façon de pratiquer le jeûne, cela dépend de chacun. Certains pourront facilement le mettre en place et d’autres non. A savoir, plus le jeûne est long, plus les effets bénéfiques se feront ressentir.

Les idées reçues sur le jeûne

Jeûne intermittent

 

 

 

J’imagine que certains doivent avoir de gros doutes à la lecture de cet article ! Je vous avoue que j’en ai eus la première fois que j’ai entendu parler de cette pratique. Mais un jour, j’ai décidé de me documenter sérieusement sur la question et surtout tester la méthode ! Depuis, je pratique régulièrement le jeûne intermittent selon mes besoins, les jours

Alors quelles sont ces idées reçues auxquelles je fais référence?

– Il ne faut jamais sauter de repas

Un conseil, cessez de croire ces absurdités sur le fait de ne jamais sauter de repas ou sur le petit déjeuner qui serait le repas le plus important de la journée. Vous êtes la seule personne à savoir ce qui est bon pour vous. Sachez que ces recommandations profitent surtout aux industriels.

– Je risque d’avoir vraiment faim si je jeûne

En réalité c’est tout l’inverse, plus l’on pratique le jeûne, plus la faim diminue. Au final, on a tendance à manger moins sur la journée. Pour information, après un jeûne prolongé de 1 à 2 jours, la sensation de faim disparaît. A savoir, l’hormone de la faim est à son minimum le matin et atteint son maximum le soir. Voilà pourquoi, nous avons plus d’appétit le soir et que nous commençons en général la journée par un petit repas (le fameux petit-déjeuner). Il est donc ainsi plus facile d’envisager un jeûne intermittent après le repas du soir mais encore une fois, cela dépend de chacun.

– Je risque de surconsommer le repas suivant

Il n’y a pas de risque de surconsommation lié au jeûne intermittent sachant que la période d’alimentation est réduite. Après plus de 24h, il est noté une légère surconsommation lors du premier repas qui rompt le jeûne, mais qui est largement compensé par le temps passé sans manger.

– J’ai peur d’être fatigué, ne pas pouvoir faire d’exercice

Et bien c’est tout l’inverse. Premièrement, étant donné que vous ne mangez pas, vous n’utilisez pas votre énergie pour la digestion et deuxièmement, en phase de jeûne, le corps sécrète de l’adrénaline nous rendant plus alerte, plus énergique, plus concentré. De plus, la capacité physique est maintenue, autrement dit, vous pouvez continuer à faire du sport.

– Je vais perdre ma masse maigre (muscle et os)

La masse maigre est préservée pendant le jeûne intermittent grâce à la production d’hormone de croissance donc non, vous n’allez pas voir fondre vos muscles. Le 1er carburant de l’organisme est le glucose (sucre), ensuite les graisses et une fois toutes les graisses épuisées, le corps puisera l’énergie dans vos muscles. Le risque est présent pour des jeûnes de plus de 24h, mais la perte musculaire est en général minime.

– Je vais être carencé en nutriments

Concernant le jeûne intermittent, étant donné que vous mangez durant la journée il n’ y a pas de risques de déficit en nutriments (protéines, glucides, lipides, vitamines et minéraux). La condition est d’avoir un mode de vie sain accompagné d’une alimentation variée et équilibrée. Le risque se situe pour les jeûnes plus longs supérieurs à 24h.

Quelques conseils pour une pratique réussie

Jeûne intermittent

 

 

 

 

 – En dehors des phases de jeûne :

Attention, jeûner n’est pas un moyen détourné vous permettant de manger tout ce que vous souhaitez. Si vous vous alimentez mal, le jeûne ne fera qu’aggraver votre état de santé. Surtout si vous envisagez des jeûnes de longue durée. Ainsi, si vous souhaitez inclure cette pratique dans votre quotidien, il est essentiel d’adopter un mode alimentaire sain qui vous permettra de mieux vivre ces moments de jeûne. Pour ce faire :

  • évitez les produits transformés, le sucre et les céréales raffinées,
  • consommez des matières grasses végétales saines (huile d’olive, de coco, fruits oléagineux, poissons gras…),
  • mangez suffisamment des fruits et légumes,
  • bien boire suffisamment d’eau (1,5 à 2L minimum par jour),
  • en dehors du jeûne, mangez normalement à votre faim.

– Pendant le jeûne :

Bien boire de l’eau, infusion, thé ou café mais sans sucre ou édulcorants. Eventuellement, pour des jeûnes prolongés, buvez des bouillons fait maison (composés de carcasse de viande, poisson avec épices, herbes et légumes).

– Après le jeûne :

Pour les jeûnes prolongés (plus de 24h), le repas qui rompt le jeûne doit être un repas léger à base de légumes. Pour le jeûne intermittent, vous pouvez tout à fait manger comme vous le feriez en temps normal.

Voilà, il ne vous reste plus qu’à trouver un équilibre entre jeûne et périodes d’alimentation.

N’oubliez pas, le jeûne n’est pas un moyen d’atteindre la santé mais un moyen de l’améliorer.

Que se passe-t-il dans le corps lorsque l’on jeûne?

1) Votre niveau d’insuline diminue, votre taux de sucre sanguin diminue,

2) Votre corps va utiliser vos réserves en glucose (glycogène) jusqu’à épuisement en général autour de 24h,

3) Une fois les réserves en glycogène épuisées, l’organisme va puiser dans les réserves en graisse libérant des corps cétoniques qui ont un effet bénéfique sur l’organisme et notamment le cerveau. 75% de l’énergie utilisée par le cerveau provient des corps cétoniques, les 25% restant provenant du glucose*. A noter tout de même, passé 24h, une légère combustion des protéines musculaires s’effectue mais qui se stablilise les jours suivants.

 

Les bienfaits du jeûne

Jeûne intermittent

 

 

 

 

 

De nombreuses études scientifiques évoquent les nombreux bienfaits du jeûne sur la santé :

–  Régulation du poids

augmentation du métabolisme de base[1], perte de poids et diminution de la graisse viscérale[2] et donc du tour de taille, un allié pour le traitement de l’obésité,

– Régulation de l’insuline

amélioration de la sensibilité à l’insuline[2], prévention du diabète (réduction du poids corporel et le taux de sucre sanguin[3]),

Santé cardiovasculaire

le jeûne réduit la pression artérielle et la fréquence cardiaque de repos, équilibre le taux de lipides sanguins (bon et mauvais cholestérol)[4],

Cancer

des études réalisées sur des animaux démontrent les bienfaits du jeûne sur la prévention des cancers[5], malheureusement à ce jour, il n’y a pas d’études suffisamment fiables pour généraliser ces résultats à l’homme,

Santé cérébrale

amélioration de la mémoire, de la concentration, des symptômes de la maladie d’Alzheimer[6],

Système immunitaire[7]

réduction de l’inflammation, renforcement de l’immunité,

Renouvellement cellulaire

autophagie: élimination des protéines anciennes dysfonctionnelles[8].

 

Jeûner permet à son corps de faire la vidange en quelque sorte, de faire le nettoyage des toxines et en même temps de mettre au repos le système digestif.

Attention, le jeûne est déconseillé pour certaines personnes

Jeûne intermittent

 

 

 

 

 

Déconseillé aux moins de 18 ans, croissance non terminée,

– Personnes souffrant de malnutrition, dénutrition, personnes avec un IMC inférieur à 20, personnes anorexiques. Jeûner ne va faire qu’empirer les choses,

– Déconseillé aux femmes enceintes et allaitantes,

– Attention aux personnes diabétiques (DT1 ou DT2), bien demander l’avis à votre médecin,

– Personnes prenant des traitements médicamenteux,

– cette liste n’est pas exhaustive

Attention, je suis diététicienne nutritionniste mais pas médecin. Dans tous les cas, quelconque doute, demandez toujours l’avis à votre médecin avant d’entamer ce type de démarche.

Pour conclure, le jeûne peut tout à fait s’adapter à votre de mode de vie et non l’inverse. Que ce soit le jeûne intermittent, le jeûne de 1 à plusieurs jours (une à plusieurs fois par semaine ou mois) à vous de voir.

Et pour ne rien vous cacher, j’avais l’envie de me lancer un petit défi en écrivant cet article. J’ai décidé, écoutez-bien, d’effectuer un jeûne de 3 jours, oui, oui 72 heures ! Bien entendu, je vais écrire un article à ce sujet pour vous faire part de mon expérience.

En attendant, n’hésitez pas à me laisser en commentaire vos questions, doutes, expériences. Je serais ravie de vous lire ! A bientôt pour le prochain article sur ce jeûne de 3 jours!

Sources:

  • Etudes:

[1]Enhanced thermogenic response to epinephrine after 48-h starvation in humans, The American Journal of Physiology, 1990

[2]Intermittent fasting vs daily calorie restriction for type 2 diabetes prevention: a review of human findings, Translational research, 2014

[3]Effects of intermittent fasting on health markers in those with type 2 diabetes: A pilot study, World Journal of Diabetes, 2017

[4]Short-term modified alternate-day fasting: a novel dietary strategy for weight loss and cardioprotection in obese adults, The american journal of clinical nutrition, 2009

[5]Fasting and cancer treatment in humans: A case series report, Aging, 2009

[6]Energy intake and exercise as determinants of brain health and vulnerability to injury and disease, Cell metabolism, 2012

[7]Interleukin-6, C-reactive protein and biochemical parameters during prolonged intermittent fasting, Annuals of nutrition and metabolism, 2007

[8]Mitochondrial degradation by autophagy (mitophagy) in GFP-LC3 transgenic hepatocytes during nutrient deprivation, American journal of physiology, 2010

  • Livre

*Le guide complet du jeûne, Jason Fung, Jimmy Moore, Novembre 2017

Confinement, stress et comment éviter la prise de poids

Confinement et stress

Est-ce que toute cette situation autour du coronavirus est-elle source de stress? La réponse est probablement positive pour beaucoup d’entre vous. Mais, même si elle ne l’est pas, ne partez pas car cet article pourrait quand même vous intéresser!

Mon objectif ici n’est pas de m’étaler sur le coronavirus, non… non! Les médias le feront bien mieux que moi. Toutefois, j’aimerais surtout vous parler:

– du stress généré par cette crise,

– ses conséquences sur la prise de poids,

– et surtout vous donner des clés pour réduire ce stress et éviter de prendre du poids.

  • Stress et pensées négatives

Le stress, vous vous en êtes certainement rendu compte,  joue un rôle massif dans le comportement alimentaire. Et oui, d’après certaines études [1], il nous pousserait à manger des aliments riches en calories (gras et sucre). Tout comme évoquer des sujets pessimistes à des individus les inciterait également à adopter une alimentation pas vraiment saine[2].

Et malheureusement, en ce moment, la crise du coronavirus n’aide pas vraiment à positiver et à se détendre. Notamment, si vous avez tendance à regarder les informations tous les jours, plusieurs fois par jour!

Ainsi, nous pouvons nous poser la question, le coronavirus serait-il un risque de prendre du poids? Voilà qui n’est nullement impossible pour certaines personnes! En soi, ce n’est pas la crise du coronavirus elle-même, qui en est la cause mais la façon dont on la vit.

Le stress et les sujets pessimistes seraient donc responsables de nos kilos supplémentaires.

Qu’est-ce que le stress?

Essayons d’en savoir un peu plus à son sujet?

Le stress est causé en réaction à une stimulation (un évènement, une pensée…). Et lorsque nous sommes en état de stress, nous produisons des hormones notamment:

le cortisol, l’hormone du stress,

– l’adrénaline, l’hormone “des sensations fortes” qui augmente la pression sanguine et le rythme cardiaque.

A elles deux, le corps puise donc toute l’énergie nécessaire pour faire face au danger  (fuir ou combattre une éventuelle menace: un ours par exemple qui se promènerait dans les parages!).

En soi, le stress immédiat est plutôt positif, il nous permet de réagir face à une menace, oui mais…

Comment le stress engendre une prise de poids?

  • Le cortisol

A présent, intéressons-nous de plus près au cortisol qui lui, régule la faim et la satiété.

Suite à la menace, le corps a besoin d’énergie et pour ce faire, il sécrète du cortisol qui va entraîner:

– une diminution de la sensation de faim (à court terme),

– la libération du sucre (glucose) du foie, de nos muscles et de nos cellules graisseuses,

afin d’apporter ce sucre au bon endroit, dans les muscles de nos jambes pour prendre la fuite par exemple.

Jusque-là, vous me direz tout va bien, le stress est donc un moyen d’utiliser du sucre, de brûler des graisses et donc de perdre du poids!

Seulement voilà:

Stress et prise de poids

– le sucre libéré pour nos cellules n’est pas vraiment nécessaire à moins de devoir vraiment fuir cet ours menaçant. Les stress que nous vivons, de nos jours, sont des stress chroniques du quotidien (travail, embouteillages, problèmes familiaux…). Tant bien que les taux de cortisol restent toujours très élevés, libérant continuellement du sucre dans le sang,

– Et suite au pic de stress, le cortisol toujours présent va faire en sorte que l’organisme reconstitue ses réserves en graisses.

1) En stockant le sucre sous forme de graisse abdominale proche du foie afin d’être rapidement mobilisable,

2) En envoyant des signaux de faim au cerveau pouvant nous pousser à manger plus et causant également des fringales pour des aliments très caloriques (riches en gras et en sucres).

A long terme, le stress peut entraîner une prise de poids abdominale.

  • L’insuline

Mais comment est stocké le sucre dans nos cellules? C’est à ce moment-là qu’intervient une autre hormone, l’insuline.

Le cortisol agit sur la libération d’insuline, hormone de stockage qui va  permettre de faire rentrer le sucre dans les cellules. Lorsque le taux de sucre devient trop important, ce dernier sera stocké dans les réserves de graisses entraînant une production supplémentaire d’insuline.

Quand l’insuline persiste dans le temps à un taux élevé, son efficacité diminue. Notre organisme va alors compenser en produisant encore plus d’insuline. L’excès d’insuline entraîne une résistance à l’insuline qui à terme peut provoquer un diabète de type 2.

L’excès d’insuline provoque à terme une résistance à l’insuline qui elle-même entraîne une production d’insuline et donc une prise de poids.

  • Neuropeptide Y (NPY)

D’autres hormones interviennent dans la gestion du poids notamment le NeuroPeptide Y (NPY)

En réponse au stress, le cortisol stimule la production de ce NPY, qui en présence d’une alimentation riche en calories, influence la prise de poids de plusieurs façons:

  • Il limite le déstockage des graisses et favorise leur stockage en agissant sur la production d’insuline et en réduisant sa sensibilité[3],
  • Il stimule fortement la prise alimentaire en envoyant des signaux à notre cerveau pour augmenter l’appétit pour des aliments caloriques associés au plaisir,

Le neuropeptide Y agit sur l’insuline favorisant sa résistance et stimule la prise alimentaire conduisant à une prise de poids.

Les méthodes pour réduire le stress

Impressionnant tous ces nombreux facteurs contribuant à une prise de poids!

Mais comment faire pour éviter cela? La meilleure solution serait d’agir sur le cortisol, qui est à l’origine du problème.

Voici 5 conseils que je vous propose d’appliquer pour abaisser ce taux de cortisol en cas de stress, conseils que je détaillerai par la suite:

– Les techniques de relaxation (la respiration, la méditation, le yoga),

Stress et prise de poids

– Avoir un sommeil suffisant,

– Adopter une alimentation saine,

– Faire de l’exercice,

– S’éloigner des médias et réseaux sociaux pour être au plus près de ses proches.

Cette liste n’est bien évidemment pas exhaustive, je vous ai listé ci-dessus 5 conseils clés à adopter. Je vous invite à lire mon article Comment arrêter de manger ses émotions où vous trouverez d’autres idées pour gérer votre stress.

Les techniques de relaxation, le sommeil, l’alimentation, l’exercice et la diète des médias et réseaux sociaux sont des atouts clés dans la réduction du stress.

1) Les techniques de relaxation

  • Respiration

La cohérence cardiaque[4] est une technique de respiration qui permet de diminuer le stress et gérer ses émotions en régulant les battements cardiaques.

En pratique comment ça marche:

Assis, le dos bien droit, il vous suffit d’inspirer 5 secondes par le nez, d’expirer 5 secondes par la bouche en adoptant une respiration abdominale. Pratiquez l’exercice pendant 5 min, idéalement 3 fois par jour.

Stress et prise de poids

Les effets

immédiats: apaisement,

en moyenne autour de 4h: baisse du cortisol, action favorable sur de nombreux neurotransmetteurs dont la dopamine (hormone du plaisir) et la sérotonine (hormone de la “bonne humeur”),

après une dizaine de jours de pratique: régulation du taux de sucre, réduction du périmètre abdominal.

  • La méditation

La méditation de pleine conscience est un type de méditation qui permet d’être pleinement présent à l’instant. La pratique régulière permet de lutter contre le stress et l’anxiété.

En pratique, comment ça se passe :

En position assise, sur une chaise par exemple, vous fermez les yeux et vous prêtez attention à vos sensation, à votre corps, votre respiration, notez les pensées qui surgissent mais ne vous y accrochez pas, laissez-les passer et revenez à l’instant.

Pratiquer la méditation tous les jours à raison de 10 à 20 min par jour, voire plus si vous le pouvez, vous permettra de réduire votre niveau de stress et votre graisse abdominale[5].

  • Le yoga

Le yoga, en occident, est une pratique mêlant des postures corporelles, des exercices de respiration et de la méditation. Vous comprendrez donc aisément qu’il possède tous les atouts pour réduire le stress[6].

La respiration, la méditation et le yoga, des techniques de relaxation prouvées pour réduire le stress.

2) Avoir un sommeil suffisant

Avoir un bon sommeil est primordial pour éviter le stress, son manque entraîne:

– une augmentation de cortisol et diminution de l’hormone de croissance qui vient contrebalancer les effets du cortisol,

augmentation de l’hormone de la faim (ghréline) et donc de l’appétit, diminution de l’hormone de satiété (leptine),

Tout cela participe à la prise de poids. Si votre sommeil est perturbé, voici quelques conseils pour y remédier:

– essayer de dormir 7h minimum par nuit,

– s’habituer à lire un livre avant de se coucher et éviter les écrans (télévision, ordinateur, téléphone portable),

faire des siestes mais pas plus de 20 à 30 min, cela risque de dérégler le cycle circadien et d’empêcher de dormir la nuit,

éviter la caféine qui va perturber votre sommeil qualitatif,

éviter de faire du sport trop tard le soir, plus votre température corporelle sera élevée plus il sera difficile de trouver le sommeil,

dormir dans une pièce fraiche 19°, afin d’abaisser sa température corporelle pour trouver le sommeil,

manger léger et éviter de trop boire le soir pour ne pas perturber la sécrétion de mélatonine permettant l’endormissement, et ne pas se réveiller la nuit,

Adopter un sommeil riche en quantité et en qualité.

3) Adopter une alimentation saine

Augmenter sa consommation de fruits et légumes et donc de fibres pour éviter les pics hyperglycémiques (taux de sucre trop élevé dans le sang). Éviter les collations multiples qui vont avoir tendance à augmenter les taux d’insuline,

Augmenter sa consommation de matières grasses végétales : avocat, amandes, noix, olives, huile de coco, de noix, d’olive…

Supprimer ou réduire les produits transformés et les sucres raffinés qui vont stimuler de manière trop importante l’insuline,

Augmenter sa consommation en omégas 3: noix, graines de chia, poissons gras… Grace à leur propriété anti-inflammatoire, ils contribuent à abaisser le taux de cortisol,

Consommer des aliments riches en antioxydants, magnésium, potassium, vitamine B et C, nutriments qui permettent d’abaisser les taux de cortisol naturellement,

Penser aux plantes, certaines plantes médicinales peuvent contribuer à baisser le taux de cortisol : Ashwaganda, Astragale, Racine de réglisse, Rhodiole, Panax Ginseng, Basilic sacré (ou Tulsa),

Bien boire suffisamment, un manque d’eau provoque un stress et donc une production de cortisol,

Réduire sa consommation de café et d’alcool qui augmente les taux de cortisol.

Une alimentation saine riche en vitamines, minéraux, antioxydants et fibres permet de lutter contre le stress.

4) Faire de l’exercice

Faire de l’exercice vous permet de sécréter de l’endorphine (hormone du bonheur), de la sérotonine et dopamine qui vont diminuer la sécrétion de cortisol et donc réduire votre stress.

Attention toutefois aux entrainements intensifs trop fréquents qui risqueraient d’entraîner l’effet inverse recherché. Préférez des exercices à basse intensité (marche, course à pied, vélo, natation…)

Faire de l’exercice permet d’être plus heureux, procure du plaisir et nous met de bonne humeur, un cocktail détonnant pour lutter contre le stress.

5) S’éloigner des médias et des réseaux sociaux afin d’être au plus près de ses proches

Les médias sont bien souvent source d’informations pessimistes et donc de stress. Les réseaux sociaux véhiculent des images de perfection, de bonheur parfait qui ne reflètent pas vraiment la réalité.

Tout cela contribue à des pensées négatives, qui à leur tour causent du stress, anxiété voire dépression. Mon conseil, diminuez le temps que vous leur consacrez et vous vous porterez bien mieux ! De plus, vous disposerez de bien plus de temps pour communiquer avec vos proches, les personnes qui comptent vraiment.

Les médias et les réseaux sociaux sont source d’images et pensées négatives, réduisez-les pour éviter toute source de stress inutile et passez plus de temps avec vos proches.

Voilà, je crois que vous savez tout ou presque sur le stress et ses effets sur la prise de poids. Vous avez maintenant en tête 5 idées pour tenter de le réduire, à vous de jouer maintenant. Si vous connaissez d’autres techniques qui ont fait leurs effets sur vous, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires ! Merci à vous!

Sources :

[1] Stress and eating behaviours, Yau YH, Potenza MN, Minerva Endocrinol. 2013 Sep;38(3):255-67

[2] Pessimism, diet, and the ability to improve dietary habits: a three-year follow-up study among middle-aged and older Finnish men and women, Mikael Fogelholm, Raisa Valve, Olli Kampman, Markku Kauppi, Erja Lappalainen, Jukka Hintikka, Nutrition Journal volume 17, Article number: 92 (2018)

[3] Amygdala NPY Circuits Promote the Development of Accelerated Obesity under Chronic Stress Conditions, 25 avril 2019

[4] Maigrir par la cohérence cardiaque, dr David O’hare, avril 2015

[5] Mindfulness Intervention for Stress Eating to Reduce Cortisol and Abdominal Fat among Overweight and Obese Women: An Exploratory Randomized Controlled Study, Boggiano MM, Wenger LE, Turan B, Tatum MM, Morgan PR, Sylvester MD

[6] How does yoga reduce stress? A systematic review of mechanisms of change and guide to future inquiry, Riley KE, Park CL, Health Psychology Review, Volume 9, Issue 3, Avril 2015

Comment arrêter de manger ses émotions?

Manger ses émotions, mais qu’est-ce que c’est ?

– Les émotions

Arrêtons-nous un peu sur cette notionclip_image001[4] qu’on surnomme également “Alimentation émotionnelle”. Mais avant tout, qu’est-ce donc qu’une émotion? Emotion provient du latin emovere qui signifie « mettre en mouvement ». Elle se définit comme une réaction psychophysiologique à une stimulation. Elle ne dure en général que quelques minutes au maximum. 6 émotions fondamentales sont décrites : la joie, la colère, la peur, la tristesse, la surprise, le dégoût. Le sentiment quant à lui, est le temps accordé à l’émotion. Il dépend de nos pensées et peut durer de quelques minutes à des années après le déclencheur. Il est constitué de différentes émotions, par exemple le sentiment de culpabilité se compose de peur et de colère envers soi. Contrairement aux émotions, la liste des sentiments est extrêmement longue.

Pour simplifier les choses, dans cet article, le mot émotion fera référence à la fois à l’émotion et au sentiment”.

– L’alimentation émotionnelle

Et sinon l’alimentation émotionnelle, qu’est-ce que c’est ? Il s’agit d’une stratégie pour calmer ou amplifier, amoindrir voire faire disparaître une émotion, un sentiment, en se servant de l’alimentation. L’objectif ici, n’est pas de satisfaire la faim (physiologique) mais bien de réagir à toute émotion agréable ou désagréable.

– Le problème des régimes

Bien souvent, le problème ne se situe pas dans l’alimentation mais ailleurs, les émotions n’en sont qu’un exemple. Et la finalité recherchée se trouve dans l’auto-apaisement. Malheureusement, dans bien des régimes, cette notion est totalement écartée, sans parler de leur effet nocif sur la santé*. Avant d’entamer une démarche de perte de poids, il est important de comprendre avant tout pourquoi l’on mange, qu’est ce qui nous pousse à consommer tel ou tel aliment, pourquoi l’on consomme de la nourriture en excès. La plupart du temps, le problème n’est pas ce que l’on mange aux repas mais en dehors. Et dans ce cas, la prise de pois provient des calories supplémentaires qui sont, bien souvent, dues à l’alimentation émotionnelle.

– Quelques chiffres :clip_image002[4]

– 52% des femmes mangent leurs émotions,

– 71% des personnes au régime mangent leurs émotions,

– 95% des personnes reprennent leur poids perdu après un régime.

Pour ma part, j’ai longtemps été sujette, encore aujourd’hui, à l’alimentation émotionnelle. Je suis ce qu’on appelle une “mangeuse émotionnelle”. C’est pour cette raison que j’ai particulièrement à cœur de partager cette thématique avec vous, de vous délivrer des conseils qui vous permettront de sortir de ce schéma. De par mes recherches, mon parcours et mon vécu, j’ai découvert des techniques qui m’ont personnellement beaucoup aidée et qui j’espère en feront de même pour vous.

– Quelques questions afin de déterminer si vous êtes un “mangeur émotionnel” :

– Cherchez-vous à manger quelque chose sans trouver ce qui pourrait vous satisfaire ?

– Mangez-vous parfois certains aliments parce qu’ils sauront changer votre humeur, vous apporter du réconfort (chocolat par exemple) ?

– Mangez-vous quand vous vous sentez stressé ou immédiatement après un évènement stressant (familial, professionnel) ?

– Mangez-vous suite à une émotion positive ou négative ?

– Mangez-vous en l’absence de faim ou lorsque vous avez le ventre plein ?

clip_image003[4]– Mangez-vous régulièrement jusqu’à vous remplir en ayant le sentiment de ne plus pouvoir vous arrêter ?

– Mangez-vous pour vous sentir mieux (vous calmer, vous apaiser quand vous êtes triste, en colère, anxieux ou que vous vous ennuyez…) ?

– Mangez-vous afin de vous récompenser ?

Les exemples sont nombreux, cette liste n’est donc pas exhaustive. Il nous arrive tous de manger à cause de nos émotions, à un moment ou à un autre. Toutefois, si la plupart de vos réponses à ces questions ci-dessus sont positives, vous avez certainement une forte tendance à manger vos émotions. Pour certaines personnes, il s’agit d’une difficulté du quotidien, un combat, une lutte. Cela peut parfois aboutir à des troubles du comportement alimentaire* tels que le grignotage pathologique, la boulimie, l’hyperphagie.

Pourquoi avons-nous recours à l’alimentation émotionnelle* ?

– Le stress

En situation de stress, notre corps produit du cortisol, l’hormone du stress. Cette hormone déclenche des fringales pour le sel, le sucre et les aliments gras. Si on est un mangeur émotionnel, on aura donc tendance à se tourner vers la nourriture pour s’apaiser.

– Les émotions, les sentiments difficiles

clip_image004[4]Manger peut être un moyen de faire taire des émotions et sentiments inconfortables (colère, peur, tristesse, anxiété, solitude, ressentiment, honte…). Cela peut permettre de combler un vide, faire passer l’ennui pour ne pas ressentir, penser à son existence.

– Les aliments réconfortants, apaisants

Certains aliments sont plus apaisants que d’autres notamment ceux à haute teneur en gras et en sucre. Ils ont la propriété d’augmenter la quantité de neurotransmetteurs dans le cerveau et provoquent des changements biochimiques qui induisent le réconfort. Par exemple, le chocolat augmente les niveaux de sérotonine qui permet d’améliorer l’humeur.

– Suivre un régime

Les personnes qui suivent un régime sont davantage vulnérables à l’alimentation émotionnelle. Manger ses émotions nous offre une récompense immédiate contrairement à la quête lointaine de la perte de poids.

– Les habitudes

  • Les habitudes du quotidien

Manger à un certain moment, dans certaines circonstances peut devenir une habitude, un repère qui apaise.

  • Les habitudes de l’enfance, le conditionnement

Récompenser un bon comportement avec de la nourriture, ou donner des bonbons à un enfant qui se sent triste sont des habitudes qui peuvent perdurer à l’âge adulte. Notre comportement alimentaire d’aujourd’hui peut être dû à la nostalgie de nos souvenirs d’enfance.

– Les émotions conditionnées, le mimétisme

Certains aliments sont mentalement associés aux émotions de par la publicité, notre entourage.

Vous avez certainement déjà observé des personnes qui se consolaient avec la nourriture après un moment difficile. Se jeter sur le pot de glace après une rupture “à la Bridget Jones”, est un exemple de comportement appris et toléré, que nous avons tendance à adopter et imiter dans les mêmes circonstances.

– Les influences sociales, les célébrations

Manger est lié à la notion de fêtes. Être entouré lors d’un repas est un bon moyen de relâcher la pression. Toutefois, cela peut parfois conduire à manger en excès.

Comment faire pour éviter d’avoir recours à l’alimentation émotionnelle ?

1) Que faire avant que l’alimentation émotionnelle ne survienne ?

– Quelques conseils à adopter au quotidien :

  1. Eviter les régimes restrictifs, le contrôle alimentaire, faire la paix avec les aliments interdits et sains, éviter les croyances alimentaires et les croyances sur son corps, manger en pleine conscience (voici le lien de mon article que j’ai écrit à ce sujet, Manger en pleine conscience),
  2. clip_image005[4]Rétablir un bon équilibre alimentaire, s’hydrater suffisamment (1,5L à 2L par jour),
  3. Exercer une activité physique, sportive,
  4. Exercer une activité de détente : yoga, méditation, sophrologie…,
  5. Dormir suffisamment,
  6. Avoir des relations sociales.

Il apparaît essentiel d’adopter une bonne hygiène de vie afin de mettre toutes les chances de votre côté pour éviter d’avoir recours à l’alimentation émotionnelle. Plus vous vous sentirez bien dans votre tête, dans votre corps, moins vous serez stressé, moins vous aurez d’émotions négatives et plus vous serez apte à gérer des situations de crise.

2) Une fois que l’alimentation émotionnelle est là ?

Mais quand l’émotion survient, qu’on est sur le point de craquer pour des aliments, que peut-on faire ?

clip_image006[4]– Quelques étapes-conseils à mettre en place lorsque l’alimentation émotionnelle survient :

1. Faire une pause, se taire, laisser place au silence, prendre du recul afin de mieux identifier l’émotion,

Les questions que vous pouvez vous poser à ce moment-là :

  • Ai-je vraiment faim (physiologiquement) ?

Distinction entre faim physiologique et faim émotionnelle :

Faim physiologique vs Faim émotionnelle

Faim physiologique survient progressivement

Faim émotionnelle survient brusquement

Faim physiologique peut attendre

Faim émotionnelle a besoin d’être satisfaite instantanément

Faim physiologique est ouverte à différentes options de nourriture

Faim émotionnelle a des envies d’aliments bien spécifiques

Faim physiologique prend fin lorsque le ventre est plein

Faim émotionnelle peut ne pas être satisfaite même avec un ventre plein

Faim physiologique ne conduit pas à un sentiment de mal-être mental

Faim émotionnelle peut conduire à des sentiments de culpabilité, d’impuissance et de honte

  • Ai-je vraiment besoin de nourriture ou d’autre chose ?
  • Si je n’ai pas faim, qu’est ce qui me pousse à vouloir manger, quels sont ces déclencheurs ?
  • Quelles sont les pensées qui m’habitent, les émotions et sentiments que je ressens en ce moment (suis-je stressé, ennuyé, fatigué, triste, anxieux…) ?

2. Accueillir ces pensées, émotions, sentiments, leur laisser la place tant en respirant en pleine conscience,

3. Les accepter qu’ils soient dérangeants ou non, lâcher-prise,

4. Trouver leur besoin associé, être attentif à ce dont votre tête et votre corps ont besoin.

– Astuces

clip_image008[4]
Vous pouvez écrire toutes ces étapes dans un journal  immédiatement après avoir identifié une faim émotionnelle afin de passer cette crise plus sereinement. Identifier et noter les déclencheurs de votre alimentation émotionnelle et leurs solutions vous permettront par la suite, grâce à ce journal, d’anticiper et gérer les situations de crise.

Personnellement, j’ai longtemps ignoré mes émotions qui me poussaient à manger. Aujourd’hui, je m’exerce chaque jour à leur prêter davantage attention, et surtout à les accepter sans jugement, dans la bienveillance. Rien que cette étape me permet de me sentir mieux, de repousser voire faire disparaître l’envie de manger.

3) Des exemples de techniques pour se libérer de l’alimentation émotionnelle

Voici 5 grandes méthodes d’auto-apaisement qui vous permettront de calmer votre corps et votre esprit lorsque vous êtes sujet à l’alimentation émotionnelle. Ces techniques peuvent s’appliquer au quotidien également, en prévention, pour éviter que des crises ne surviennent.

– Les exercices à visée apaisante  :

  • La pleine conscience (attitude d’attention, de présence et de conscience vigilante)

Être simplement présent à l’instant, à l’écoute de ses sensations.

  • La méditation

Plusieurs types de méditation existent : la méditation de concentration sur un objet, la méditation sur les sons, la méditation de compassion, la méditation de pleine conscience* (je vous invite à lire l’article que j’ai écrit à ce sujet), méditation de balayage corporel en pleine conscience.

  • La respiration, sophrologie

Différentes types de respiration peuvent vous permettre de vous apaiser : la cohérence cardiaque, la respiration abdominale, la respiration nasale alternée, la respiration par phases.

  • La visualisation positive
  • L’hypnose et l’auto-hypnose

– La modification des pensées

  • clip_image009[4]Faire taire le critique intérieur en renversant le discours négatif sur vous-même et en adoptant un discours intérieur optimiste,
  • Changer la vision que vous avez de vous-même,
  • Adopter des pensées positives,
  • Utiliser des affirmations positives (Je peux le faire !),
  • En profiter pour vous exprimer dans votre journal si vous en avez un (comment je me sens en ce moment),
  • Pratiquer le yoga du rire, regarder ou faire quelque chose d’amusant ou tout simplement sourire,
  • Se retrouver avec soi et éliminer les sources de distraction extérieures, téléphone par exemple.

– Les soins du corps

  • clip_image010[4]Faire du yoga*,
  • Bouger : marcher, faire de l’exercice musculaire pour élever le rythme cardiaque, faire le ménage,
  • Prendre un bon bain,
  • Faire une sieste,
  • Pratiquer des auto-massages des mains, pieds, épaules, du visage…

– Les distractions

  • Faire du shopping sans nécessairement acheter quelque chose,
  • Regarder un film, une série, lire un livre,
  • Etablir une liste des choses que vous voulez faire dans votre vie,
  • Pratiquer l’art-thérapie ou se lancer dans l’art créatif  (dessin, peinture, couture, tricot…),
  • Faire des recherches sur un sujet qui vous passionne,
  • clip_image011[4]Ecouter de la musique, danser,
  • Jardiner,
  • Jouer (puzzle, solitaire).

– Les relations sociales

  • Trouver du réconfort, soutien auprès d’un ami aidant,
  • Regarder les photos de vos amis, famille qui vous sont chers,
  • Passer du temps avec votre animal de compagnie,
  • S’engager dans une action de volontariat.

– Quelques exemples d’activités typiques que vous pourriez faire en réaction à certaines émotions et sentiments :

Si vous vous sentez déprimé ou seul :

          Appelez quelqu’un qui saura vous remonter le moral,

          Jouez avec votre animal de compagnie,

          Regardez votre photo préférée.

Si vous vous sentez anxieux, stressé :

          Dépensez votre énergie sur une de vos chansons préférées,

          Pressez une balle anti-stress,

          Prenez l’air, allez marcher, faire du vélo

Si vous êtes fatigué(e) :

          Prenez une boisson chaude,

          Prenez un bain,

          Allumez de l’encens, utilisez des huiles essentielles

          Enveloppez-vous dans une couverture, faire une sieste.

Si vous vous ennuyez :

          Lisez un livre,

          Regardez une comédie,

          Tournez-vous vers des activités qui vous inspirent (jouer d’un instrument de musique, chanter, dessiner, réaliser des créations artistiques…).

Je sais que le chemin n’est pas facile mais si en adoptant ces techniques décrites plus haut, vous arrivez au moins à repousser, réduire les épisodes d’alimentation émotionnelle, voire les supprimer ce sera déjà une grande victoire !

A votre tour maintenant, je vous invite à trouver vos propres astuces et solutions qui marchent pour vous et les partager dans les commentaires. Si cela vous a aidé, cela pourra certainement en aider beaucoup d’autres.

Merci à vous !

Sources :

Pour aller plus loin :

 

Manger en pleine conscience

Manger en pleine conscience  Manger en pleine conscience, mais qu’est-ce-que c’est?

Manger en pleine conscience signifie prêter attention à ce que l’on mange, à chaque bouchée, sans  jugement, en étant dans la bienveillance. Cette méthode repose comme son nom l’indique sur le principe de la pleine conscience.

Si vous souhaitez en connaître davantage à ce sujet, je vous invite à lire cet article que j’ai écrit : La méditation de pleine conscience

L’alimentation en pleine conscience, pour ma part, je l’ai découverte juste après mon diplôme de diététicienne durant une année d’étude sur l’alimentation santé. Et c’est à partir de là, que mon regard sur la nourriture a complètement été bouleversé.

Mais pourquoi est-il nécessaire de parler d’alimentation en pleine conscience?

  • Manque de temps

Avec nos emplois du temps surchargés, nous ne prenons même plus le temps de prêter attention à ce que l’on mange.

  • Les émotions

Et oui, nos émotions nous poussent bien souvent malheureusement à adopter des comportements alimentaires non adaptés. Nous mangeons, bien souvent, par stress, ennui, parce que nous sommes nerveux ou en colère et non par faim. C’est pourquoi, être à l’écoute de ses émotions permet de ne pas se laisser submerger par elles. De nombreuses techniques telles que la sophrologie et la méditation entre autres aident en ce sens. De ce fait, elles ont un impact très positif sur les compulsions alimentaires.

  • L’éducation, les habitudes

Sans compter que de part notre éducation, certains schémas alimentaires inconscients de l’enfance peuvent subsister à l’âge adulte. Qui n’a jamais entendu ces injonctions quand il était petit : “finis ton assiette”, “on ne gaspille pas la nourriture”. Ce type d’affirmations peut malheureusement produire des conséquences néfastes comme par exemple cesser d’être à l’écoute de son corps, de ses sensations alimentaires (faim, satiété) et de ce fait manger plus que nécessaire.

J’ai moi-même pendant très longtemps ignoré mes propres sensations  et mangé parce que c’était l’heure ou à cause de mes émotions. L’alimentation de pleine conscience m’a beaucoup aidée à poser un regard sur mon comportement alimentaire afin de mieux le comprendre. J’ai réussi à lâcher prise avec l’alimentation et surtout renouer avec elle, même s’il y a des jours plus difficiles que d’autres.

 

Et sinon en pratique, comment ça fonctionne?

– Avant de prendre la décision de manger:

Se poser la question de savoir pourquoi l’on souhaite manger,
faire une pause pour identifier votre faim, sur une échelle de 1 à 10, où se situe mon degré de faim?

A savoir, selon Jan Chozen Bays, auteure de l’ouvrage: Manger en pleine conscience, il existe 7 différents types de faim*:

Manger en pleine conscience

  1. Faim des yeux
  2. Faim du nez
  3. Faim de la bouche
  4. Faim de l’estomac
  5. Faim des cellules
  6. Faim de l’esprit
  7. Faim du coeur

 

Voilà pourquoi, il est important d’avoir à l’esprit ces différents types de faim pour distinguer une faim physiologique (cellules) d’une faim émotionnelle (coeur) par exemple. Une question type à se poser concernant cette dernière serait  “quelle est ma météo intérieure?”.

– Une fois qu’est prise la décision de manger, se servir en petites quantités, essayer d’estimer la quantité juste,

Mangez lentement, prendre de petites bouchées,

En effet, le cerveau peut avoir besoin jusqu’à 20 minutes pour se rendre compte que l’organisme est rassasié. En mangeant trop rapidement, les signaux de satiété n’ont pas le temps de parvenir à temps.

Faire des pauses entre chaque bouchée, poser sa fourchette par exemple, prendre le temps de bien mâcher avant d’avaler. Cela facilite la digestion et permet d’envoyer les signaux de la satiété plus rapidement,

Faire appel à tous ses sens, prêter attention à la texture, couleur, odeur, au bruit que l’aliment fait en bouche, son goût,

– S’arrêter de manger lorsque l’on ressent la satiété car il existe bel et bien une différence entre ne plus avoir faim (satiété) et le rassasiement.

Conseils pour une expérience réussie:

Eliminer les distractions telles que la télévision, téléphone portable, ordinateur, radio… Lorsque vous pouvez, manger en silence,

Etre pleinement présent en prêtant attention aux sentiments générés par la nourriture consommée à chaque instant,

Se questionner tout au long du repas: avant, pendant et après sur son degré de faim.

Les bienfaits

De nombreuses études* récentes démontrent les bienfaits de l’alimentation en pleine conscience telles que:

– réduction des compulsions alimentaires, diminution des fringales et tentations alimentaires,

– augmentation de la conscience et de la sensation de faim, diminution de la faim émotionnelle,

réduction de la quantité de nourriture ingérée et amélioration de sa qualité,

réduction du contrôle alimentaire (restriction cognitive),

– diminution des réactions en “pilote automatique”,

– amélioration de la santé mentale,

meilleure image de son corps, de soi,

prévention de la prise de poids et perte de poids,

S’ajoutent à cela d’autres effets non cités dans cette étude telles qu’une meilleure digestion et une limitation du stress. En effet, l’augmentation du stress génère une sécrétion plus importante de cortisol, hormone responsable de l’accumulation de graisse abdominale. Par conséquent, plus on est stressé et plus on aurait tendance à prendre du poids et des difficultés à en perdre.

L’alimentation de pleine conscience nous offre un moment de calme. Elle prend en compte toute la dimension émotionnelle de l’alimentation qui est fondamentale là où la plupart des régimes sont en échec. Elle se pose réellement comme une alternative à la perte de poids.

Manger en pleine conscience

En conclusion, manger en pleine conscience c’est s’écouter soi, son corps, ses sensations, plus que de se préoccuper de son image. Avec la pratique, on développe une compassion envers soi-même. C’est aussi redonner sa place à l’alimentation, mieux comprendre sa relation avec la nourriture. En faisant cela, il est possible de manger moins et donc de perdre du poids.

A vous de jouer maintenant, je vous laisse le soin d’essayer et de faire un retour d’expérience dans les commentaires. Vous verrez les effets bénéfiques seront au rendez-vous, a minima, cela changera drastiquement votre relation à la nourriture comme cela l’a été pour moi !

Sources:

*Manger en pleine conscience, guide pour un rapport sain et heureux avec l’alimentation, Dr Jan Chozen Bays, éd. Broché

*A structured literature review on the role of mindfulness, mindful eating and intuitive eating in changing eating behaviours : effectiveness and associated potential mechanisms, Janet M. Warren, Nicola Smith and Margaret Ashwell, Nutrition Research Review (2017).

Pour aller plus loin:

Manger mieux… en pleine conscience – Savourer une relation équilibrée avec la nourriture, Susan Albers. éd. Béliveau.

Savourez, mangez et vivez en pleine conscience Thich Nhat Hanh et Dr Lilian Cheung. éd. Guy Trédaniel.

Manger en pleine conscience: la méthode des sensations et des émotions. Dr Jan Chozen Bays, éd. Les Arènes (avec CD de méditations guidées).

Mon défi personnel : méditer tous les jours pendant 365 jours

« Méditer … c’est s’arrêter et être présent, rien de plus. »

John Kabat-Zinn

Qui suis-je?

Meditation de pleine conscience

Bonjour,

Je vais tout d’abord commencer par me présenter. Je suis Aurélie Chapelain, je suis diététicienne nutritionniste de formation mais avant tout, passionnée par le développement personnel, psychologie et tout ce qui peut me rendre plus heureuse dans ma vie, course à pied, renforcement musculaire, danse, chant… J’ai toujours été depuis toute petite à la recherche d’un bien-être personnel. C’est pourquoi, j’ai décidé de créer ce blog et partager avec vous, toutes ces choses que j’ai apprises et que je vais continuer à apprendre, toutes ces choses qui ont contribué à me sentir mieux dans ma tête, dans mon corps et dans mon assiette! J’adore les voyages et suis passionnée par les langues notamment l’espagnol et l’anglais, c’est d’ailleurs depuis l’Australie que je vous écris afin de maîtriser couramment cette langue. Et me voilà maintenant lancée dans un tout nouveau défi, celui de méditer tous les jours pendant 365 jours.

La méditation de pleine conscience, qu’est-ce que c’est?

La méditation de pleine conscience d’accord, mais qu’est-ce que c’est vraiment? Pour ceux qui n’auraient jamais entendu ce mot un peu barbare, pas de panique, c’est très simple.

La méditation de pleine conscience trouve son origine dans le bouddhisme. La pleine conscience (mindfulness en anglais) est une pratique consistant à être pleinement conscient de l’instant présent, ses sensations, pensées et émotions sans jugement.  Autrement dit, c’est un état qui nous permet de ne pas ruminer le passé, de ne pas anticiper l’avenir mais vivre pleinement le moment présent.

Et ce n’est pas comme on pourrait le croire une technique de relaxation ou une technique visant à ne plus penser et faire le vide. En pratique, bien qu’il existe de nombreuses méthodes, il s’agit essentiellement de se focaliser sur son corps et notamment sur sa respiration, la sensation de l’air qui rentre et qui sort des narines. Et lorsqu’une pensée apparaît, prenez-en conscience et recentrez-vous sur votre respiration.

Méditation de pleine conscience

« Méditer… c’est s’arrêter et être présent rien de plus. » John Kabat-Zinn 

Jon Kabat-Zinn, professeur de médecine, de l’université du Massachusetts aux Etats-unis, est à l’origine du programme MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction) en français « la Réduction du Stress Basée sur la pleine conscience ».  Cette technique est destinée à aider les gens à surmonter le stress, l’anxiété, la douleur ou la maladie.

La méditation de pleine conscience a fait l’objet de nombreuses études scientifiques*. Si vous souhaitez en découvrir un peu plus concernant ces études, rendez-vous à la fin de cet article.

En effet, il est maintenant démontré qu’elle procure de nombreux bienfaits:

– réduction de la pression artérielle et des douleurs chroniques,

– meilleure oxygénation du cerveau,

– action sur le fonctionnement du cerveau permettant une meilleure concentration, attention et mémoire,

– réduction du stress, anxiété et dépression

– …

Bref, les bienfaits sont nombreux c’est pourquoi il est si tentant d’adopter cette pratique.

Mon défi, mon projet

Mon projet, vous l’aurez compris est de méditer tous les jours pendant 365 jours, au minimum 5 min par jour, en moyenne 10 à 15 min voire plus quand le temps me le permet. Ce projet, je vais bien évidemment m’efforcer de le mener à bien et surtout jusqu’au bout. J’ai bien conscience qu’une fois passée la période d’engouement et d’excitation, ou durant les jours plus difficiles, il ne sera pas si simple de respecter ce challenge. Mais j’ai bien l’intention de m’y employer d’une part parce que j’ai toujours à cœur de réussir ce que j’entreprends et d’autre part parce que je partage avec vous ce défi, ce qui m’encourage davantage à ne rien lâcher !

Pourquoi m’attaquer à ce défi

Il y a quelque temps déjà, je me suis intéressée à la méditation et ses nombreux bienfaits. Je l’ai d’ailleurs déjà pratiquée mais toujours de manière ponctuelle. Mes nombreuses tentatives n’ont malheureusement jamais abouti vers une pratique durable.

Toutefois, lorsque j’ai commencé à méditer pour la première fois, j’ai très vite ressenti de nombreux bénéfices dans mon quotidien. C’est pourquoi, j’ai décidé aujourd’hui d’aller plus loin et découvrir jusqu’où cette pratique pouvait apporter des bienfaits dans ma vie. Et comme j’adore me lancer des défis, je trouve que c’est un très bon moyen d’atteindre ses objectifs, me voilà lancée !

Ce que j’attends de ce défi

Bon, premièrement, vous l’aurez compris, l’objectif est d’atteindre ce défi en ne ratant aucune séance, ne pas s’arrêter en cours de route, garder le cap, rester motivée jusqu’au bout!

Deuxièmement, c’est bien sûr, expérimenter les nombreux bienfaits que suggère la méditation, être plus présente au monde, à soi, moins stressée, plus capable de gérer mes émotions, obtenir plus de bien-être mental, en bref être plus heureuse !

Comment je compte m’y prendre

1. Je compte alterner entre méditation guidée et méditation solitaire. En ce qui concerne la méditation guidée, je m’appuierai sur des applications connues pour leur efficacité et testées par de très nombreux utilisateurs telles que Headspace en anglais ou Petit bambou en français. L’inconvénient de ces applications est le coût car passé le niveau découverte, pour accéder à tous les autres thèmes, il faut payer un abonnement. Toutefois, l’avantage est de pouvoir accéder à une grande variété de thèmes: stress, travail, sport, développement personnel… Et également d’instaurer une régularité car chaque thème comporte plusieurs séances, cela permet de rester motivé et d’avoir le sentiment de toujours apprendre quelque chose de nouveau à chaque fois.

2. Pour ce faire, je vais faire en sorte d’instaurer une routine quotidienne. Le meilleur moment pour moi est le matin après le petit déjeuner. Je ferai donc en sorte de méditer tous les matins afin d’ancrer cette pratique dans mon quotidien et en faire une habitude de vie comme se brosser les dents, se laver…

3. Et enfin, j’essaierai au mieux d’appliquer le principe de la pleine conscience dans le reste de mes journées car méditer tous les jours pendant 10 min c’est bien mais faire en sorte d’être en état de pleine conscience le plus souvent possible dans la journée c’est encore mieux!

Méditation de pleine conscience

“Considérez le temps que vous consacrez à la pratique méditative comme un temps pour le « non-agir », un temps en dehors des horloges, un temps simplement pour être avec vous-même, pour sortir complètement du mode de l’agir. L’engagement à pratiquer ainsi est un changement de style de vie majeur et particulièrement sain, pas si facile à réaliser, mais qui peut transformer votre vie.”

Jon Kabat-Zinn, médecin. Extrait de Méditer : 108 leçons de pleine conscience, Marabout.

*Comme promis, voici ci-dessous les liens de quelques études scientifiques démontrant les effets de la méditation de pleine conscience:

– Étude menée par Jon Kabat-Zinn, montrant l’efficacité du programme MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction) en français Réduction du Stress basée sur la pleine conscience. Cette étude est en anglais comme la plupart des études scientifiques. Cependant, le résumé au début de l’étude est facilement accessible pour ceux qui pratiquent un peu l’anglais.

Kabat-Zinn, J., Massion, M. D., Kristeller, J., Peterson, L. G., Fletcher, K. E., Pbert, L., Lenderking, W. R., & Santorelli, S. F. (1992). Effectiveness of a meditation-based stress reduction program in the treatment of anxiety disorders. American Journal of Psychiatry, 149, 936-943.

– Étude menée par le Dr Elizabeth A. Hoge, professeur agrégé de psychiatrie au Centre médical de l’Université de Georgetown (Washington DC), montrant les effets de la méditation de pleine conscience sur les niveaux de stress du corps humain en comparaison aux cours de gestion du stress. Les résultats sont probants pour la pratique de la méditation.

Elizabeth A. Hoge, Eric Bui, Sophie A. Palitz, Noah R. Schwarz, Maryann E. Owens and Naomi Simon of MGH; Jennifer M. Johnston of Boston University and Mark H. Pollack of Rush University. The effect of mindfulness meditation training on biological acute stress responses in generalized anxiety disorder. Psychiatry Research, volume 262, pages 328-332 (2018).

– Étude menée par des chercheurs de Harvard au Massachusetts General Hospital (MGH) a déterminé que la méditation reconstruit littéralement la matière grise du cerveau en seulement huit semaines. En effet, les chercheurs ont pu identifier une augmentation de la densité de matière grise dans l’hippocampe, connu pour être important pour l’apprentissage et la mémoire et dans les structures associées à la conscience de soi, la compassion et l’introspection.

Britta K. Hölzel, James Carmody, Mark Vangel, Christina Congleton, Sita M. Yerramsetti, Tim Gard, Sara W. Lazar
Mindfulness practice leads to increases in regional brain gray matter density, Psychiatry Research: Neuroimaging, volume 191, Issue 1, 30 January 2011, Pages 36-43
 

Si vous aussi vous avez envie de vous lancer dans ce défi, je vous invite à le faire et partager vos ressentis dans les commentaires !

A très vite pour le bilan de cette aventure !